Encore un tres bon livre !
Le thème c'est l'alcoolisme. C'est incroyablement bien traité, le livre est a la 2eme personne du singulier, c'est la voix de Morris qui parle. Elle permet de vivre dans la peau de ce cadre de l'Angleterre de Thatcher qui possede une vie rêvée avec un bon boulot, un jolie pavillon, une femme aimante et des enfants. Pourtant il est deja loin sur la route de l'alcoolique.
C'est incroyablement bien senti. On voit par les yeux de Morris et on décole de la réalité. Il ne comprend pas toujours ce qui l'entoure, il est ivre tous les soirs ou presque et le monde change au fur et a masure des verres d'alcool.
C'est tellement bien vu que je me suis mis a penser que l'auteur devait bien connaitre le sujet ...
Un beau livre, sombre , douloureux comme lors des scenes ou il est soul devant les enfants ... C'est l'auto destruction du personnage principal qui pourtant a toute la sympathie du lecteur. Difficile a lire quand on est de bonne humeur et pourtant impossible de lacher l'histoire .
Un livre interessant .
Les premiere phrases ...
mercredi 14 novembre 2012
lundi 12 novembre 2012
Atelier du 1er novembre 2012
Avec un retard raisonable voici le texte produit pour cette session. Il s'agissait d'ecrire a la façon de Guy Foissy quand il donne au maccabé des oreilles pour écouter ce qui se dit a son enterrement ...
Bon, je sais, pour l'illustration je me suis fait plaisir :)
Amazing Grace s’acheve et je m’éveille lentement.
Le cercueil qui balançait de droite et de gauche vient d’être posé sans ménagement.
Je comprends que je suis a une cérémonie funèraire, la mienne.
Impossible de bouger englué dans mes ténèbres, impossible de crier non plus.
Calme, je me concentre sur les sons du dehors et je me rends compte que je ne respire pas. C’est inquietant mais c’est bon signe pour un mort …. un mort … eh oui je suis mort. Enfin mieux vaut que ce soit déjà fait :ça m’aurait ennuyé de mourir ici a mon enterrement asphyxié dans mon cercueil devant tout le monde.
Mais d’ailleurs, Comment est-ce possible ? Pourquoi ne suis-je pas au bout d’un sombre tunnel entouré de mes ancêtres baignant dans la lumière, ou bien en presence de quelque ange rayonnant … au pire de quelques démons fourchus! Mais non, rien.
Je tends l’oreille, c’est tout ce qu’il me reste. Ca chuchote, ca traine des semelles, ça se racle la gorge et ça renifle. Qui peut donc être venu ?
J’entends pas grand chose mais allez-y, que diable, mettez-y du coeur ! Pleurez !
Tout est calme, sauf un ronronnement sourd, lointain... Est ce que ma scélerate de femme me fait incinerer ? J’aurai du lui en parler … en même temps mourir à 34 ans je ne m’y attendais pas vraiment. Bon assumons que c’est la clim, je prefere un plein pied au Pere Lachaise, plutot qu’être un SDF du jardin du souvenir.
“Si la famille veut bien s’avancer et faire un dernier hommage au défunt” Résonne une voix forte, pas doute je suis à l’église. La derniere fois que j’y suis allé c’était pour me marier. On devrait jamais rentrer dans une église, c’est toujours pour y faire une connerie que l’on regrette apres coup.
“- Oh mon Henri ! mon chéri !” C’est elle, la bougresse, ma femme. Elle sanglote. Je ne la regretterai pas celle la . Mon pére avait raison. Ah elle peux même mourir celle-la que je porterai pas le deuil … enfin non, elle serait encore capable de me pourrir la vie dans la mort: Reste en vie ma chérie ! Ne viens surtout pas me rejoindre !
Déja d’autres personnes s’avancent... deux peut-être. Je reconnais le pas trainant de ma mère. Elle va encore se vanter à toutes ses copines qu’elle est la plus malheureuse, qu’elle a perdu son fils, tous les sacrifices qu’elle a fait ...etc ...etc ... Elle en rate pas une pour jouer la victime !
“ Repose en paix mon fils... Pourquoi ? Pourquoi mon fils ? … Jusqu’au bout il m’aura fait du soucis.” Et là dessus elle s’en retourne en se lamentant certainement soutenu par son dernier mari.
“- Henri tu es parti. Bonne route fils.” Mon père, routier de son metier, toujours tres observateur. Un optimiste. Il croit que je vais où ? Que je pars en vacances ? Ah mon père ! Bonne route à toi aussi.
Puis c’est le pas rapide et sec de ma soeur, perchée sur ses talons. Elle se racle la gorge, déglutie, elle semble genée.
“ Henri, je suis désolée, je me sens coupable. C’était notre idée à maman et moi de te faire ce cadeau... Mortel ! tu avais dit en prenant le coffret. Ah si j’avais su... Au moins tu n’as pas souffert, c’est le principal” Elle renifle un grand coup et s’eloigne lentemment, ses talons claquants au sol comme les sabots d’une jument.
Je n’ai pas le temps de reflechir que je perçois le pas lourd de Yannick, mon meilleur ami. Je le connais depuis le lycée, on a fait les 400 coups ensemble.
“ Repose en paix. La vie ne dure qu’un instant mais l’amitié est éternelle . Adieu l’Artiste… Repose en Paix… “ Bien, 4 phrases, il a du y passer la nuit. Et puis ‘adieu l’artiste’, il me prend pour un clown peut-etre ? Un clown ! Mais quelle mort de merde.
Enfin un petit groupe s’avance.
“Henri de la part de tous les collegues.” C’est Bethier, je le reconnais, le chef du CE. Il pose un truc lourd sur le cercueil. Pas la peine d’être medium, c’est du ‘made in china’. Ca a pas du leur couter cher, en tous cas moins cher que les verres qu’ils iront se payer apres la cérémonie.
“ Tu vas nous manquer, l’ami” C’est Debiez le comptable. Mais quelle bande de faux cul ! J’y crois pas ! Toujours a me vanner sur mes cheveux roux et ma petite taille. Et puis ca doit bien les arranger avec le plan social : ca fait un départ volontaire de plus !
Et Berthier qui répond “ Tu sais Debiez, c’est la vie : la mort ca peut arriver a n’importe qui.”
Mais pourquoi je dois me taper toutes ces conneries en guise d’oraison funèbre ?
“Toc TOC toc !
- Eheu ...qui est là ?
- Excusez moi, je suis en retard. J’ai eu une urgence avant de venir, un car scolaire en feu. Ca m’a pris un temps fou ! Allez sortez de la boite !
- Ah je peux ?”
Je m’assieds alors et j’ai la vision floue de silhouettes en rond tout autour, et d’un prêtre qui pontifie pres de moi : ca parle de dernier voyage et de poussiere.
On est dans une chapelle, à ma droite se tient un gars, brun, mal rasé, en impairméable gris avec a la main un formulaire.
“- Bon alors suicide, hein ? Remarquez avec des proches comme ça je comprends.
- non non ,c’était pas un suicide. C’etait un accident.
- Pardonnez moi, mais un type qui saute volontairement du haut d’un pont, pour moi c’est un suicide !
- Oui mais j’avais un élastique ! C’est un sport vous savez ?
- Desolé mais vous auriez eu l’elastique vous ne seriez pas ici: c’est un suicide ! Quoique la thèse de l’accident expliquerait vos derniers mots particulierement bien sentis : ‘ Et meeerde !’ Enfin c’est pas mon probleme, voici votre citation à comparaitre.”
Je dois avoir l’air d’un ahurie car il enchaine “ vous savez, le jugement des âmes ? Vous étes bien catholique romain, nan ?
- Oui , enfin pas très pratiquant.
- C’est pas important. Allez, on se dépèche , j’ai un alzheimer après vous et si je tarde, je vais jamais le retrouver !
Le prêtre termine son sermon monotone : “ ...Et vous, chrétiens, frere, ami, l’homme que vous regrettez a changé son existence fragile et mortelle pour l’imortalité bienheureuse. Quel espoir d’être un jour à nouveau réuni avec lui dans ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre ! Que cela tarisse vos larmes et ranime votre courage. Allez en paix, tous les prix de la vertu vous attendent.”
Fort a propos ma femme se mouche bruyament et je quitte ce monde.
samedi 3 novembre 2012
Encore une ballade aux tuileries ...
... En même c'est pratique, c'est proche du bureau !
Juste pour vomir un peu cette reclame pour un torchon qui s'appelle WINNER ! Quel nom de merde venu des 80's ! Tu gagnes de l'argent, tu es un winner. En meme temps cet argent tu le gagnes sur notre dos, les loosers... Et il s'en vante ! C'est une honte de depouiller les gens comme jadis le faisaient les gros bras du lycée usant de ses gros bras pour raquetter les petits.... Que ce soit avec de l'argent ou des muscle le procedé reste à vomir ! Enfin on appelle ca du business :(
Et ce fat d'Alain Marty, du haut de sa tour aveugle d'argent qui declare 'Il me faut mon defi quotidien'. Alors j'ai quelques idées pour toi qui vont plus loin que de présider le 'wine and business club' : sauve un enfant par jour , un malien des contaminations toxiques de nos polluants envoyés la-bas, un autre qui se meure de faim avec la peau sur les os et les mouches qui le recouvrent déjà, un enfant soldat perdu dans la violence de nos guerres, un enfant battu victime de la misere de ses parents, ... Oh il y a du boulot pour toi l'ami qui veut ton défi chaque jour !
Du bondage sylvain !!!!
Des hobbits au tuileries ????
Un arbre d'une autre sorte ...
Texture ...
Textures 2 !
Juste pour vomir un peu cette reclame pour un torchon qui s'appelle WINNER ! Quel nom de merde venu des 80's ! Tu gagnes de l'argent, tu es un winner. En meme temps cet argent tu le gagnes sur notre dos, les loosers... Et il s'en vante ! C'est une honte de depouiller les gens comme jadis le faisaient les gros bras du lycée usant de ses gros bras pour raquetter les petits.... Que ce soit avec de l'argent ou des muscle le procedé reste à vomir ! Enfin on appelle ca du business :(
Et ce fat d'Alain Marty, du haut de sa tour aveugle d'argent qui declare 'Il me faut mon defi quotidien'. Alors j'ai quelques idées pour toi qui vont plus loin que de présider le 'wine and business club' : sauve un enfant par jour , un malien des contaminations toxiques de nos polluants envoyés la-bas, un autre qui se meure de faim avec la peau sur les os et les mouches qui le recouvrent déjà, un enfant soldat perdu dans la violence de nos guerres, un enfant battu victime de la misere de ses parents, ... Oh il y a du boulot pour toi l'ami qui veut ton défi chaque jour !
Du bondage sylvain !!!!
Des hobbits au tuileries ????
Un arbre d'une autre sorte ...
Texture ...
Textures 2 !
L'oiseau Canadeche, Jim DODGE
MERCI JEROME de m'avoir conseillé ce livre !
Une écriture simple, un récit minimaliste sur des evement majeur et qui penetre les petites choses de la vie. C'est fantastique d'originalité et de rebondissement comme seul la vie peut en produire .
Un livre précieux qui fait battre le coeur.
J'ai trouvé le coté magique un peu superflu sur la fin, mais il ne gate rien.
Un livre MAGNIFIQUE d'émotion et d'humour !
Une écriture simple, un récit minimaliste sur des evement majeur et qui penetre les petites choses de la vie. C'est fantastique d'originalité et de rebondissement comme seul la vie peut en produire .
Un livre précieux qui fait battre le coeur.
J'ai trouvé le coté magique un peu superflu sur la fin, mais il ne gate rien.
Un livre MAGNIFIQUE d'émotion et d'humour !
vendredi 2 novembre 2012
Aucun souvenir assez solide, Alain DAMASIO
Ce livre est un recueil de nouvelles fantastiques ... futuristes .
Je l'ai choisi parce que j'ai ADORE ' la horde du contre vent ' du même auteur, un tour de force et de langage, une aventure, un conte. J'ai hesité apres a acheter un autre livre de lui, de peur d'être déçu, un tel livre ne pouvait être écrit qu'une seule fois. Du coup j'ai pas pris trop de risque en choisissant celui-ci.
La première nouvelle est plutôt engagée, elle se passe dans un avenir sombre ou les multinationales sont toute puissantes face aux états qui brade ce qui leur reste, dans le cas présent les mots. Les mots ont été copyrighté et leur utilisation publique est donc payante, aussi des altermondialiste tente de créer un nouveau moyen de communiquer, de militer.
La seconde parle d'un père qui s'enfonce en enfer récuperer sa fille décedée. C'est un enfer de technologie ou l'homme est isolé, caché sous une gangue de fils et d'écrans.
La troisième décrit encore un futur sombre, vers lequel on semble bien se diriger a bien y reflechir... La un homme décide de disparaitre du réseau et deviens quelqu'un d'autre avec tout une toute autre timeline 'facebook' comme passé.
J'ai aussi apprecié celle où il ne reste qu'une ville sur terre, batie toute en hauteur et entourée d'une mer de goudron quelques fois déchainé. L'histoire se contruit sur la trame des pensées de plusieurs personnages tous gardien de phares qui transmettent des message dans la strate basse de la ville. Dommage que la fin soit un peu convenue...
Les dernieres nouvelles m'ont paru plus abstraites, comme Levir qui décide d'écrire 'Le' livre. Ou la course un peu spéciale de la derniere nouvelle. Mais je ne vais pas toutes les résumer mais voila le diapason de l'opus.
Comme d'habitude le langage est leché et original avec beaucoup de création originales dans le vocabulaire. Ses héros sont souvent des résistant a la pensée unique, des refractaires, des solitaires. Je ne connais pas l'auteur mais ça peut donner une idée du personnage ! Enfin j'ai bien aimé le livre, ses registres de langages et ses univers originaux ... j'ai d'ailleurs retrouver des traces de la horde du contre vent au fil des pages ...
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